ogo ministère de la jeunesse des sports et de la vie associative

 

retour accueil
breves
Le site des droits des jeunes logo Injep
actualité questions quizz faq outils
plus de 2500 fiches


Consulter toutes nos interviews

Consulter nos brèves

Consulter nos dossiers

 

 


La mission locale : au service des jeunes !

Accueil personnalisé, suivi systématique par un conseiller référent, conseil en orientation, mise en relation avec les entreprises… Les missions locales œuvrent au service des jeunes en difficulté d’insertion. Le point avec Damien Privat, directeur de la mission locale des trois vallées à Brétigny-sur-Orge.



À quels jeunes s’adressent les missions locales ?
Nous accueillons tous les jeunes de 16 à 25 ans en difficulté d’insertion sociale et professionnelle. 50 % de notre public est sans qualification aucune, et les autres ont majoritairement un niveau CAP ou BEP… Toutefois, la donne est en train d’évoluer. Désormais, parmi les jeunes qui s’adressent à nous, 10 à 15 % ont le bac ou un bac + 2. Ce qui n’était pas le cas auparavant. On voit aussi arriver des étudiants qui ont échoué en première année de fac et qui ne savent plus vers quoi et où s’orienter. Mais de toute façon, on ne ferme jamais la porte à un jeune, quelle que soit sa situation. On l’écoute et on voit ce que l’on peut faire pour lui mais surtout avec lui.

Quels services pouvez-vous leur apporter ?
Nous avons tout d’abord une mission d’accueil individualisé. Chaque jeune est reçu par un conseiller référent. Ensuite, nous allons élaborer avec lui, s’il en est d’accord, un projet de vie personnel et professionnel. Ceux qui viennent nous voir n’ont souvent aucune idée de ce qu’ils pourraient faire comme travail. C’est donc à nous de les informer sur les métiers, les possibilités de formation… Sachant qu’il est aujourd’hui très difficile d’obtenir un stage qualifiant. Nos efforts vont donc porter sur l’insertion vers l’emploi. Nous aidons le jeune à écrire son CV et des lettres de motivation, et surtout nous le mettons en relation avec des entreprises. Enfin, nous avons aussi une mission sociale et accueillons des jeunes en totale rupture familiale.

Que pouvez-vous pour ces jeunes en rupture familiale ?
Certains jeunes sont dans une situation de grande détresse. Ils sont partis de chez eux, n’ont plus de domicile… Ils présentent parfois des addictions à l’alcool, à la drogue. Lorsqu’ils viennent chez nous, c’est un appel au secours. Nous veillons alors à les mettre en relation avec les services sociaux pour que des solutions puissent être trouvées : hébergement d’urgence, suivi médical... L’important est qu’ils ne restent pas seuls face à leurs problèmes.

Comment se passe la première visite à la mission locale ? Le jeune appelle la mission locale pour prendre rendez-vous ou se présente directement à nos services. Chez nous, le délai d’attente ne dépasse pas une semaine. Lors du premier contact, le jeune est d’emblée mis en relation avec la personne qui le suivra. Elle lui explique les services de la mission locale, et lui précise bien que tout fonctionne ici sur la base d’un contrat moral. Il n’y a aucune contrainte. Le jeune doit comprendre qu’il s’agit d’une démarche volontaire dont les chances de succès dépendront aussi de sa motivation. On ne fera rien contre son gré.

Et ensuite, existe-il un suivi ?
Oui et c’est la base même de notre métier. Le jeune est suivi par la même personne aussi longtemps que nécessaire. Selon ses besoins, il peut avoir avec elle 10 contacts par an ou davantage. L’important est de définir avec le jeune un plan d’action et de veiller à sa réalisation. Nos conseillers connaissent par cœur les jeunes dont ils ont la charge. C’est le meilleur moyen d’être efficace. Certains jeunes se verront proposer un CIVIS, d’autres non car ils n’en ont pas la nécessité ou bien parce que le dispositif ne répond pas à leurs situations du moment.

Qu’est-ce que le CIVIS ?
Le Contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS) est un contrat passé entre le jeune et la mission locale pour mettre en place un accompagnement renforcé vers et dans l’emploi. Lors des premiers rendez-vous, nous repérons les jeunes qui ont besoin d’un soutien plus appuyé. Nous prévoyons alors toute une série d’actions (ateliers, stage, entretiens plus fréquents) pour faciliter leur insertion professionnelle. La mission locale peut décider d’allouer une allocation à ces jeunes (au maximum 900 € par an). Mais nous sommes très prudents car nous ne souhaitons pas que le jeune accepte de signer un CIVIS uniquement pour l’appât du gain. Mais cela peut servir pour aider les jeunes à vivre entre deux CDD par exemple.

Qu’est-ce que le parrainage pour l’emploi ?
C’est un système par lequel une personne encore en activité, mais le plus souvent retraitée, accepte bénévolement d’aider les jeunes dans leur recherche d’emploi. Ils font profiter ces jeunes de leurs expériences et de leur carnet d’adresses. Leur recommandation permet ainsi d’ouvrir des portes. C’est précieux pour nos jeunes qui justement n’ont pas ce réseau relationnel.

Existe-il des missions locales partout en France ?
Oui. Tout le territoire est couvert. Le jeune qui veut trouver la mission locale la plus proche de son domicile peut en obtenir l’adresse à sa mairie ou se connecter sur le site du Conseil national des missions locales : www.cnml.gouv.fr (rubrique annuaire) ou sur les sites des associations régionale d’animation des Missions Locales. Un dernier point : il n’est pas exigé du jeune qu’il soit inscrit à l’ANPE avant de venir nous voir. La démarche est totalement libre.

A propos du site - Plan du site